Les trous noirs...

Il existe plusieurs types de trous noirs. Pour être plus précis, nous en dénombrons actuellement quatre sortes, dont deux sont encore à prouver expérimentalement et n'ont pas été observés : Ils sont le résultat d'équations et de formules diverses.

  • En premier lieu, nous pouvons citer les plus « gros » et les plus puissants : Les trous noirs supermassifs.

    Faisant une masse d'environ 1 millions à 1 milliards de fois celle du Soleil (on parle de masses solaires), ils se trouvent au centre des galaxies. Leur formation reste néanmoins assez floue mais plusieurs théories semblent plus réalistes que d'autres : Peut-être sont-ils le résultat d'une accumulation de trous noirs tous absorbés entre eux ? Ou alors peut-être sont-ils au départ des trous noirs dits « stellaires » qui auraient amassé une énorme quantité de matière afin de grossir de plus en plus, jusqu'à peser plus d'un millions de masses solaires ? La réponse reste encore à trouver.

    Dans tous les cas, nous savons qu'il y a un trou noir supermassif au centre de notre galaxie, la Voie Lactée. On l'a nommé Sagittarius A* et d'après les observations et les calculs, il ferait plus de 4 millions de masses solaires et se situerait à plus ou moins 26 000 années-lumière (abréviation « al ») de la Terre.

supermassif

Image artiste d'un trou noir supermassif, "Futura-science"

  • Ensuite, nous pouvons citer des trous noirs résultants de l'effondrement d'une étoile (plus massive que notre Soleil) sur elle-même à la fin de sa vie. Ces trous noirs font de 3 à 5 masses solaires et sont appelés, comme leur formation nous le confirme, des trous noirs « stellaires ». 

stellaire

image artiste d'un trou noir stellaire, "Futura-science"

Ces deux types de trous noirs sont des trous noirs expérimentalement confirmés. On en a déjà observé et leur existence est admise par la grande majorité de la communauté scientifique.

Maintenant, nous allons parler des deux autres sortes de trous noirs, plus théoriques et moins admis par la communauté scientifique car il n'a encore jamais été confirmé que de tels caractéristiques sur des trous noirs aient été observées.

  • Il y a tout d'abord les trous noirs intermédiaires. Leur nom vient du fait qu'ils auraient une masse située entre celle des trous noirs supermassifs et celle des trous noirs stellaires. Ces trous noirs seraient le résultat d'un effondrement d'étoiles théoriques particulières: des étoiles de population III. Ce sont des étoiles très massives (environ 10 000 masses solaires) qui se seraient formées dans les débuts de l'Univers actuel. On pense aussi que ce type d'étoiles se situerait dans des amas globulaires, qui sont au nombre de 150 dans la Voie Lactée. Ces trous noirs sont aussi une nouveauté car leur « prédiction » théorique n'a été formulée que dans les années 70. À ce jour, de nombreux signaux de rayons X pouvant convenir aux caractéristiques de ces trous noirs, mais le doute reste intacte car d'autres phénomènes peuvent y être assimilés, il n'y a donc pas de preuve formelle.

intermediaire

Image artiste d'un trou noir intermédiaire, "generation-nt"

  • Enfin, aussi bien appelés trous noirs « primordiaux », trous noirs « quantiques », ou même mini trous noirs, ces derniers sont de très petite taille et se seraient formés pendant le Big Bang, au moment où la pression et la température étaient tels que l'effondrement des corps denses était très rapide (analogie aux trous noirs stellaires). Cette idée émerge dans les années 70 grâce à deux grands physiciens, Stephen Hawking et Bernard Carr, qui manipulaient les équations de la théorie quantique...

quantique

Image artiste d'un trou noir quantique, "www.terresacree.org"